Chronique des anciens: Mario Scalzo
Mario Scalzo : Ne jamais abandonner!
Il y a des parcours plus faciles que d’autres. Celui de Mario Scalzo ne fait pas nécessairement partie des plus simples, mais l’ancien de l’Océanic n’a pas, pour autant, perdu le feu sacré. La persévérance fait assurément partie de sa philosophie de vie.
« Mon objectif a toujours été de jouer chez les professionnels, car je n’ai jamais été studieux, exprime en entrée de jeu Mario. Bien sûr, comme tous les jeunes, je voulais jouer dans la Ligue nationale. Ma première offre est venue des Capitals de Washington, mais les Stars de Dallas ont rappliqué avec une meilleure offre que j’ai acceptée. Ça a peut-être été une erreur… »
Une erreur, car, au moment où il a quitté le junior pour faire le saut chez les professionnels, Mario Scalzo n’a pas réussi à se tailler une place avec le grand club. La raison en est simple : tous les postes à la défensive étaient occupés. Il a donc passé les trois premières saisons de sa carrière professionnelle dans la Ligue américaine, à Iowa et à Norfolk.
« C’est difficile de constater que je n’étais vraiment pas à la bonne place, au bon moment, mais à plusieurs occasions dans ma carrière jusqu’à maintenant, ça a été le cas. Malgré cette malchance, je ne regrette rien… »
Après ses années dans la Ligue américaine, Mario a ensuite pris le chemin de l’Europe en 2008. Il a tour à tour évolué en Suisse, puis en Finlande, en Allemagne, en Autriche et en République tchèque. Il en a fait de la route! Mario a particulièrement adoré l’Autriche alors que la dernière saison (2014-2015) en République tchèque a été sa pire à vie.
« J’ai tout eu comme épreuves la saison dernière! Nous étions quatre étrangers dans l’équipe et personne parmi les joueurs tchèques ne parlait anglais. Tout se passait en tchèque. Les autres joueurs ne nous aidaient pas du tout. Deux mois après le début de la saison, alors que l’équipe aurait dû s’occuper de nos visas, nous avons réalisé qu’il n’en était rien. Donc, on a dû faire nous-mêmes les démarches pour avoir notre visa de travail. J’ai dû revenir à Montréal et à Ottawa en pleine tempête de neige, en décembre. J’ai finalement eu mon visa en janvier. Ça a été l’enfer et je ne parle même pas du jeu sur la patinoire… »
En réflexion
De retour au Québec, dans la région de Sherbrooke, pour la saison estivale, Mario est présentement en réflexion quant à son avenir au hockey. Lui et sa copine allemande, Lilli, viennent d’apprendre qu’ils seront parents à la fin de l’hiver prochain. Le hockeyeur, qui a maintenant 30 ans, réalise que les responsabilités plus grandes approchent.
« Je ne sais pas encore ce que je ferai, car notre intention est de nous installer en Allemagne, raconte-t-il. Lilli, que je fréquente depuis cinq ans, a terminé ses études chez elle. Avec l’enfant, il serait bien d’être à un endroit stable. Au hockey, ce n’est pas facile pour moi de décrocher un poste, car les dernières années n’ont pas été régulières et je ne présente pas une fiche statistique très bien garnie. Bref, je suis en réflexion… »
Mario Scalzo n’a joué que quatre mois dans l’uniforme de l’Océanic de Rimouski, mais il en garde un souvenir profond, comme les partisans de l’équipe se souviennent bien de lui également.
« Ces quatre mois ont été tellement intenses que c’est comme s’ils avaient été trois ou quatre ans! »
Mario Scalzo a bien joué son rôle de vétéran et il admet ne pas avoir reçu de pression supplémentaire de la part des dirigeants de l’Océanic. Cette fin de saison 2004-2005, avec comme point culminant la finale de la Coupe Memorial, reste pour le défenseur un souvenir très précieux.
« Les gens de Rimouski ainsi que l’organisation ont été très accueillants. J’étais très heureux et soulagé lorsque j’ai appris que je passais du côté de l’Océanic, car ça me permettait de terminer ma carrière junior en beauté. »
Malgré la distance, Mario a toujours continué à suivre les activités de l’Océanic. Et bien sûr, la dernière saison l’a impressionné.
« Je tiens vraiment à féliciter tous les joueurs et tous les membres de l’équipe pour cette 20e saison qui a été tout simplement fantastique. Bravo pour les succès et que ça continue très longtemps. »
Par Hélène Belzile








































































