Le portrait se précise chez les Cataractes
Slight, Pawelczyk et Taylor forment jusqu’à nouvel ordre le groupe de 20 ans
Le directeur général des Cataractes de Shawinigan, Martin Mondou, affirme que ses joueurs ont encore des choses à lui prouver à l’approche de la période des transactions. Il a tout de même posé un premier geste au cours des derniers jours, en expédiant le défenseur de 20 ans Alexandre Coulombe aux Wildcats de Moncton.
Tenu à l’écart du jeu au cours des deux premiers mois de la saison en raison d’une blessure, le défenseur a disputé cinq matchs avec l’équipe en novembre, avant d’être échangé dans les Maritimes.
« Alexandre s’est commis pour défendre les couleurs des Cataractes et pour nous; il était important de lui trouver une équipe pour laquelle il pourrait évoluer dans un bon contexte. Moncton est une organisation de qualité avec laquelle il pourra terminer sa carrière en beauté », explique le DG, soulignant au passage que cette transaction n’assure en rien l’avenir des trois autres joueurs de 20 ans qui sont encore avec l’équipe.
Gabriel Slight veut triompher
Gabriel Slight affirme qu’il a bien compris le message de son directeur général. Il sait que sa marge d’erreur est désormais quasi inexistante.
« Je suis sur la corde raide depuis le début de l’année. Je pense que je réponds aux critères des entraîneurs et que je remplis bien la commande qu’on me donne. Il me faudra toutefois faire preuve de plus de constance et éviter le banc des pénalités. Je souhaite terminer ma carrière ici et surtout, terminer en champion », explique-t-il.
Samedi dernier, il a encore écopé de trois pénalités mineures dont deux en territoire offensif.
« C’est inacceptable, peste son entraîneur Martin Bernard. Gabriel a toujours eu ce problème et il fait partie des joueurs qui sont étroitement surveillés par les officiels. Sachant ça, il doit faire encore plus attention que les autres ! »
Pawelczyk mise sur son jeu défensif
Alex Pawelczyk n’a amassé que neuf points depuis le début de la saison. C’est d’abord et avant tout grâce à son jeu défensif qu’il a pu conserver son casier avec l’équipe.
« J’essaie d’amener une présence physique à chacune de mes présences sur la patinoire. À l’entraînement, je me concentre sur mon jeu défensif. Je pense qu’on a une excellente équipe, mais qu’on ruine nos bonnes performances en n’offrant pas soixante minutes de jeu collectif », déplore-t-il.
Taylor : du début à la fin
Rares sont les joueurs qui disputent l’ensemble de leur carrière dans le même uniforme. C’est le cas de Zach Taylor qui a évolué sous les ordres de Denis Chalifoux, puis de Martin Bernard.
« J’ai connu les deux extrêmes depuis mon arrivée à Shawinigan. L’après-Coupe Memorial a été difficile ici; j’ai connu le bas du classement général. Aujourd’hui, j’ai la chance de rivaliser pour le haut du classement et rêver à cette même coupe. Il est toutefois évident qu’on devra améliorer notre effort collectif. On ne peut pas arrêter de jouer quand on prend l’avance », analyse celui qui s’est fait complice de cinq buts depuis le début de la saison.
Mondou s’interroge
L’excellent début de saison de son équipe est maintenant chose du passé. Depuis plusieurs semaines, la formation cherche ses repères et n’offre pas l’effort recherché durant soixante minutes.
« Si la tendance se maintient, on ne sacrifiera pas l’avenir en se départissant de bonnes valeurs pour aller chercher du renfort. Les gars devront me convaincre qu’ils peuvent en donner plus que ça. On a encore trop d’interrogations. Les partisans étaient sévères avec nos gardiens, mais moi je pense qu’ils font de l’excellent travail. Surtout quand on analyse l’effort fourni devant eux », a-t-il lancé, visiblement exaspéré lors du match de samedi dernier perdu 5 à 2 face aux Wildcats de Moncton.








































































