Nos Anciens | Pavelec passe de devant le filet à derrière le banc
Lorsqu’Ondrej Pavelec est arrivé à Sydney, en Nouvelle-Écosse, à l’été 2005, la liste de trucs qui lui étaient inconnus était écrasante. Nouvelle équipe, nouvelle culture, nouveau style de jeu devant son filet. Un ensemble de défis que le jeune homme de 17 ans originaire de Kladno, en Tchéquie, a relevé avec brio.
« C’était probablement plus difficile pour mes parents que pour moi, honnêtement », se souvient Pavelec. « C’était un grand changement pour moi, mais j’étais enthousiaste. Je voulais absolument jouer ici. »
Et c’est exactement ce qu’il a fait. En combinant saison régulière et séries éliminatoires, Pavelec s’est retrouvé entre les poteaux pour 115 matchs avec l’équipe anciennement connue sous le nom des Screaming Eagles du Cap-Breton. Avec 55 victoires en saison régulière, une moyenne générale de 2,52 et un pourcentage d’arrêts de .920%, il est l’un des gardiens les plus performants de l’histoire de la franchise. Pourtant, ses débuts ont été quelque peu douteux.
« Je me souviens que nous avions perdu nos premiers matchs cette saison-là, y compris quelques matchs difficiles au Québec », dit-il. « Après ça, nous avons commencé à avoir le vent dans les voiles. Puis, la saison suivante, quand nous avons failli atteindre la finale, c’était tellement amusant. »
Pavelec a rapidement mis ces premiers moments difficiles derrière lui et a pris d’assaut la ligue en 2005-2006, se retrouvant à la fois au sein de la Première Équipe d’étoiles et de l’Équipe d’étoiles des recrues du circuit. Il a terminé l’année en remportant les trophées remis à la meilleure recrue, à la meilleure recrue défensive et au gardien avec la plus faible moyenne de buts alloués. L’année suivante, il a mené les Screaming Eagles à leur plus long parcours en séries éliminatoires à ce jour, s’inclinant dans le septième match de la demi-finale de la Coupe du Président contre les Foreurs de Val-d’Or.
« Je savais que ce serait difficile et ça l’a été », dit Pavelec à propos de son passage dans la LHJMQ. « Je n’avais pas d’attentes au début. J’avais un entraîneur des gardiens à temps plein (Scotty Guthro) pour la première fois, ce qui était énorme pour moi. Je me suis tout de suite senti à l’aise. De plus, j’ai eu une excellente famille de pension. Ils m’ont beaucoup aidé, surtout pendant les premiers mois. Je l’ai déjà dit, ce sont mes plus beaux moments au hockey! »

Repêché par les Thrashers d’Atlanta au deuxième tour de la Séance de sélection 2005 de la LNH, Pavelec s’est fait connaître comme un talent émergent lors des dernières saisons de la franchise en Géorgie. Il a continué sur sa lancée après le déménagement de l’équipe à Winnipeg en 2011, enregistrant des campagnes de 20 victoires lors de chacune des quatre premières saisons des nouveaux Jets. Il a également retrouvé un visage familier de ses années juniors en Pascal Vincent, entraîneur adjoint de Winnipeg à l’époque, qui avait été son entraîneur-chef et directeur général au Cap-Breton.
« Pascal a joué un rôle important dans tout cela », souligne Pavelec. « Il a fini par me raconter l’histoire de ma sélection par les Eagles. Nous participions au Championnat du monde des moins de 18 ans et il avait pris l’avion [pour la Tchéquie] afin d’aller voir jouer l’un de mes meilleurs amis, Michael Frolik. Au lieu de cela, c’est plutôt moi qu’il a repêché! »
« Pascal était jeune lui aussi. Je ne dis pas qu’il est vieux maintenant, mais il était l’un des plus jeunes entraîneurs de la ligue à l’époque », a-t-il ajouté en riant. « Il m’a fait jouer souvent (au Cap-Breton). Je n’ai que de bonnes choses à dire à son sujet. »
Pavelec a pris sa retraite en 2018. Après trois ans de ce qu’il décrit comme « plusieurs voyages et beaucoup de golf », il a abouti derrière le banc en tant qu’entraîneur des gardiens de la Tchéquie lors du Championnat mondial junior 2022 à Edmonton. Il a repris ce rôle cet hiver, à Halifax, et a aidé le jeune Tomas Suchanek à livrer des performances mémorables entre les poteaux, en route vers la médaille d’argent, une première médaille pour les Tchèques en 18 ans à ce tournoi.
« J’ai toujours été jaloux de mes entraîneurs », explique Pavelec en souriant. « Ils n’avaient pas besoin de porter l’équipement. Quand j’étais fatigué et que je ne voulais pas aller à l’entraînement, j’étais jaloux d’eux. Bien sûr, à l’époque, je ne me rendais pas compte de la quantité de travail qu’ils avaient à faire. Je commence à comprendre ces choses-là maintenant! »
« Il suffit de prendre les matchs un-à-un et de se concentrer sur le suivant », répond Pavelec lorsqu’on lui demande quelle est son approche pour guider ses jeunes espoirs. « On ne sait jamais ce qui va se passer. C’est peut-être la dernière fois que vous allez porter le chandail de votre équipe nationale, alors il faut vraiment profiter et apprécier chaque moment. »
Lorsqu’on lui demande s’il reprendrait ses fonctions d’entraîneur si son pays d’origine souhaitait le conserver en poste, sa réponse est immédiate.
« Je ne me vois pas encore le faire à tous les jours, mais s’ils veulent que je reste, alors pourquoi pas? », dit-il avec le sourire. « Il ne s’agit que de quelques tournois par année et j’aime vraiment ça. »
À voir les résultats obtenus jusqu’à présent, il ne serait pas surprenant que Pavelec passe autant de temps qu’il le souhaite derrière un banc dans les années à venir.













































































