Nos Anciens | Anthony Beauregard rêve toujours à la LNH
Anthony Beauregard a connu une belle carrière dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val-d’Or. D’ailleurs, le patineur originaire de Saint-Damase a récolté 93 points en 67 rencontres durant la saison 2015-2016.
Il croyait bien que son rendement lui permettrait d’être repêché par une équipe de la LNH, mais c’est plutôt dans la Ligue de hockey de la Côte Est (ECHL) qu’il amorce sa carrière professionnelle, en 2016.
« C’était plus difficile que je l’avais pensé », raconte-t-il. « Je ne parlais pas beaucoup anglais, alors mon adaptation à l’extérieur de la glace était plus difficile. »
Un fois à l’extérieur du pays, l’ailier droit comprend rapidement que ce sont les études qui vont éventuellement lui permettre de gagner sa vie en-dehors du hockey. Il s’enrôle donc avec les Stingers de l’Université Concordia, à Montréal.
« Leur programme hockey aussi était très bon, alors j’ai décidé de revenir au Québec », précise celui qui a aujourd’hui 27 ans.
Mais le hockey professionnel revient rapidement dans sa vie.

Après une deuxième saison exceptionnelle à Concordia (60 points en seulement 28 rencontres), son agent lui passe un coup de fil afin de lui parler du Rocket de Laval.
« Suite à ma grosse saison, je savais que j’allais avoir quelques offres pour finir l’année au niveau professionnel. Lorsque le Rocket m’a contacté, c’était une réponse assez rapide que j’ai donnée : je voulais tenter ma chance avec eux! »
Avec seulement deux points en 10 rencontres, son aventure dans la Ligue américaine est cependant de très courte durée. C’est donc avec le Beast de Brampton (dans la ECHL) qu’il amorce la saison 2018-2019.
Mais quelque chose ne va pas. Anthony Beauregard sent que sa passion pour le hockey n’est plus aussi vive qu’avant.
« Après ma saison à Brampton, où ça n’a pas été comme prévu, je voulais retrouver l’amour pour le hockey. Après plusieurs discussions avec mon agent, Nicolas Riopel, on a décidé de faire un move vers l’Europe », explique-t-il.
Il se retrouve donc avec les Stars de Dundee, en Écosse, dès la campagne suivante. Le Québécois connaît une très bonne saison de 46 points en 48 rencontres avec sa nouvelle formation.
« L’expérience a super bien été. On était plusieurs Canadiens et surtout six Québécois, alors je ne me sentais pas vraiment dépaysé », souligne-t-il.
« Le calibre ressemblait beaucoup à celui de la East Coast, avec beaucoup de mises en échec et du jeu physique. En tant qu’hockeyeur, tu en veux toujours plus. Mais je crois avoir connu une bonne saison et, encore aujourd’hui, je suis en contact avec des gens là-bas. »

En 2020, Anthony Beauregard décide d’effectuer un retour aux États-Unis, plus précisément à Wichita, au Kansas.
« Mon retour dans la East Coast a assez bien été. Malgré un début de saison plus difficile, j’ai eu une de mes meilleures saisons à vie. Je jouais du bon hockey et c’est pour cette raison que j’ai gagné en confiance et surtout la confiance de l’entraîneur. »
Cette année-là, il met la main sur le titre de joueur par excellence du circuit à la suite d’une saison de 71 points en 62 matchs, dont 49 passes, un sommet dans la ECHL. Les offres se sont donc multipliées afin d’obtenir ses services, dont une qui provenait du HC Sierre, en Suisse, qui l’a particulièrement intéressée.
« J’ai toujours eu un rêve qui était de jouer en Suisse. Lorsque le HC Sierre a contacté mon agent, la décision a été immédiate. Ma copine a pu me suivre, ce qui a grandement facilité mon adaptation et la vie hors-glace. Je pouvais réaliser mon rêve en Suisse, en plus d’avoir la chance de visiter ce beau pays. »
Mais à 27 ans, Anthony Beauregard réalise que le temps commence à lui manquer pour obtenir une deuxième chance dans la LAH.
« J’ai décidé de revenir ici et avec l’organisation du Rocket de Laval pour jouer devant mes proches. Ça faisait un petit bout que mes amis et ma famille n’avaient pas eu la chance de me voir jouer en personne », raconte-t-il.
« Comme pratiquement tous les Québécois, le Canadien est l’équipe de mon enfance. Pour ce qui est de la LNH, il y a plusieurs exemples de joueurs qui arrivent tard, alors on ne sait jamais », admet celui qui rêve toujours de disputer une rencontre dans la meilleure ligue au monde.
Après neuf rencontres avec le Rocket, Beauregard est cédé aux Lions de Trois-Rivières, avec qui l’avant est à nouveau en train de prouver qu’il peut être un joueur dominant de la ECHL. Au moment d’écrire ces lignes, il menait le club trifluvien avec ses 17 buts et figurait parmi les meilleurs marqueurs avec 31 points en 34 matchs.
S’il poursuit sur cette lancée et avec cette même confiance, Beauregard ne fait que s’approcher davantage de son rêve.

(Photo : Arianne Bergeron / Arena du Rocket Inc.)













































































