Olivier Tremblay: Grandes ambitions dans le monde du hockey
Établi dans la LHJMQ depuis près de deux ans, le gardien de but Olivier Tremblay, 18 ans, a de grandes ambitions dans le monde du hockey une fois qu’il aura complété son stage junior. D’ici là, il compte reprendre son rendez-vous manqué avec la Coupe du Président et faire carrière chez les professionnels.
Choix de deuxième ronde de l’Océanic de Rimouski au cours de l’été 2013, Tremblay est resté dans le giron de l’équipe de toute une région pendant une année et demie. À la recherche d’un gardien d’avenir, les Tigres de Victoriaville l’ont sorti du Bas-Saint-Laurent, monnayant une somme de deux choix au repêchage.
Le produit des Élites de Jonquière est donc passé d’une équipe gagnante à une formation en reconstruction. Malgré la déception, il voyait en Victoriaville une belle chance de relancer sa carrière. Bien qu’il était content pour ses chums, il a eu un petit pincement au cœur quand il a vu l’Océanic soulever le précieux trophée. « Je me dis que je vais aussi avoir ma chance de le faire avec les Tigres. »
Cette saison, James Povall, une recrue, et lui sont engagés dans une lutte à n’en plus finir pour le poste de gardien numéro un des hommes de l’entraîneur-chef Bruce Richardson. « Nous avons une bonne relation. La compétition est saine et respectueuse. Nous travaillons fort pour nous améliorer et jouer le plus de matchs possible. »
La période de transactions arrive à grands pas. Les Félins se positionnent au milieu du classement général depuis le lancement des hostilités à la mi-septembre. Le directeur général Daniel Fréchette n’a toujours pas affiché ses couleurs, à savoir s’il allait «acheter ou vendre». Le cerbère et ses coéquipiers sont bien conscients que leurs performances dicteront des choix du grand patron. Le sujet a d’ailleurs été abordé à quelques occasions dans le vestiaire.
« Si nous sommes durs à battre et que nous tenons tête aux meilleures équipes de la Ligue, pourquoi ne pas acheter? Nos 20 ans souhaitent finir leur carrière junior de belle façon et nous aimerions le faire pour eux. »
Plus de plaisir, moins de questions
Les deux premiers départs de Tremblay en 2015-2016 ne se sont pas déroulés comme il l’espérait. Il a accordé six buts aux Foreurs de Val-d’Or le 11 septembre et sept jours plus tard, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand, il était retiré à la moitié du match après avoir accordé quatre buts sur vingt lancers.
« Je me posais beaucoup trop de questions. Je recevais des conseils de mon psychologue sportif, de mon agent, de mes entraîneurs et de mon père. J’écoutais un peu tout le monde. Bruce m’a dit d’arrêter que je devais m’écouter moi d’abord et avant tout. Il m’a aussi dit de mettre moins de pression sur mes épaules et d’avoir du plaisir. Maintenant, j’embarque sur la patinoire avec cette mentalité-là et ça va beaucoup mieux. »
Dans le hockey d’aujourd’hui, les entraîneurs se doivent de bien communiquer avec leurs joueurs. Aux dires de Tremblay, la communication est l’une des principales forces de Richardson. D’abord et avant tout, l’homme de 38 ans qui a disputé une longue carrière chez les pros est tout un passionné. Il répète sans cesse à ses poulains : « Il faut que vous détestiez perdre encore plus que vous aimez gagner. »
Il dit également entretenir une bonne relation avec Fréchette, qui occupe deux rôles dans l’organisation, ceux de directeur général et entraîneur des gardiens.
Entre la glace et le garage
Au cours de l’entretien, Olivier Tremblay a rappelé une chose : aucun joueur n’évolue dans la LHJMQ par obligation. Les patineurs y sont sur une base volontaire. Un hockeyeur junior se doit de bien organiser son horaire entre l’école, son sport favori et sa vie sociale. « Ça demande de la discipline et des efforts, mais nous sommes très bien encadrés, surtout à l’école, avec les conseillers pédagogiques de l’équipe », répond celui qui profite des longs voyages en autobus pour avancer son étude.
La grande majorité de ses coéquipiers et adversaires fréquentent le CÉGEP, mais Tremblay, lui a d’autres ambitions si jamais les portes d’une carrière de hockeyeur se ferment. « Je vais à l’école à distance. Je suis des cours théoriques en mécanique automobile. Mon père est propriétaire d’un garage et j’y travaille tout l’été. Mon plan B est, d’un jour, reprendre le garage. »
Pour sa carrière, il est prêt à évoluer n’importe où. Son plus grand rêve restera toujours la LNH, mais dans la mesure où il n’y parviendrait pas, il est prêt à passer à l’Est afin de s’établir sur le Vieux Continent. Et puis, lorsqu’il accrochera ses jambières, vous pourrez compter sur lui pour faire votre changement d’huile et toutes autres tâches mécaniques.











































































