Une lancée irrésistible
Déterminés à dompter leur bête noire, les Voltigeurs ont poursuivi sur leur irrésistible lancée, vendredi soir, au Centre Marcel-Dionne. En renversant les Saguenéens de Chicoutimi par la marque de 5-1, les Drummondvillois ont enregistré un 10e gain à leurs 11 derniers matchs.
Plus intenses, plus engagés et plus structurés, les Voltigeurs (23-11-1-1) ont livré une prestation sans fausse note face à un adversaire qui les avait pourtant surpris trois fois jusqu’ici cette saison. Menant 2-1 après 40 minutes de jeu au cours desquelles ils ont totalement dicté le rythme, les locaux ont concrétisé leur triomphe en marquant trois buts sans réplique au troisième engagement.
«Avant le match, on s’est dit qu’on ne voulait surtout pas en échapper une autre contre eux. On a donné un bon effort d’équipe, ce qui a donné un bon résultat. C’est parti de Caouette, qui s’est impliqué défensivement, jusqu’à nos gars de la quatrième ligne, qui se sont sacrifiés en bloquant des lancers. C’est de cette façon qu’on gagne des championnats. On est en train de comprendre que le rôle du quatrième trio est aussi important que celui du premier trio», a lancé Charles-David Beaudoin.
Effectuant un retour au jeu après une longue absence, Beaudoin a lui-même sonné la charge en marquant deux buts, dont le filet d’assurance en début de troisième période.
«Je n’étais pas trop confiant au début, mais je me suis concentré à faire de bonnes sorties de zone, puis j’ai surfé là-dessus. En troisième, c’était simplement le résultat de deux bonnes périodes», a-t-il raconté.
Outre Beaudoin, Jérome Verrier (1-2), Olivier Caouette (1-1) et Frédérick Gaudreau (1-0) ont également touché la cible, complétant ainsi une belle soirée pour ces quatre anciens porte-couleurs des Cantonniers de Magog. Guillaume Gauthier a quant à lui récolté deux passes.
Dans la victoire, les Voltigeurs ont complètement neutralisé l’attaque des Sags, qu’ils ont d’ailleurs doublé 37-18 au chapitre des lancers. Brillant à ses trois premiers départs face à son ancienne équipe, Domenic Graham n’a pu freiner le rouleau compresseur drummondvillois cette fois-ci.
«Ce soir, les gars étaient prêts, même si on n’a pas eu beaucoup d’entraînements cette semaine en raison de la période des examens. J’ai aimé la façon dont nos attaquants se sont repliés et comment nos défenseurs ont tenu la ligne bleue. Comme on s’est donné un coussin offensif, on a pu faire jouer tout le monde. On a donné du millage à nos jeunes», a commenté Martin Raymond.
«Malgré nos récents succès, on ne peut pas se dire qu’on est sur notre erre d’aller. Dans cette ligue, tout est toujours à recommencer. À chaque match, il y a toujours un obstacle sur ta route, un adversaire qui se dresse devant toi», a pris soin d’ajouter l’expérimenté pilote des Voltigeurs.
Dans le camp des Saguenéens (18-18-1-0), seul William Gignac est parvenu à déjouer Joe Fleschler pendant un avantage numérique, ce qui réduisait l’écart à 2-1 en deuxième période.
«Ce soir, les Voltigeurs ont joué avec plus d’intensité que nous. On s’est présenté pour jouer et non pas pour compétitionner. On a aussi été très indisciplinés. On a bien joué par séquences, mais on ne peut pas battre un adversaire de cette trempe de cette façon», a affirmé Patrice Bosch.
«Malgré tout, on a atteint l’objectif qu’on s’était fixé pour Noël. On est une bien meilleure équipe aujourd’hui qu’on l’était en début de saison. Nos jeunes ont progressé. On veut maintenant continuer à s’améliorer en deuxième moitié de saison. On ne sait jamais ce qui peut arriver en séries», a ajouté l’entraîneur-chef des Saguenéens.
Avant de profiter de quelques jours de repos pour célébrer Noël, les Voltigeurs feront un arrêt au domicile des Tigres de Victoriaville (13-17-3-2), ce samedi, à compter de 16 h. Lors du premier affrontement entre les deux clubs, le 25 octobre dernier, au Centre Marcel-Dionne, on avait assisté à la renaissance d’une vieille rivalité dans un gain de 5-3 des Drummondvillois.
«On sait que les Tigres vont nous attendre de pied ferme. La dernière fois qu’on les a affrontés, ils ont insinué qu’on ne pouvait pas être robustes sur la route. Ils nous ont défiés. Je m’attends à une vraie guerre de tranchées», a conclu Martin Raymond.



















































