Les 20 ans, des individus à observer
VICTORIAVILLE | Chaque équipe de la LHJMQ est autorisée à aligner jusqu’à trois joueurs âgés de 20 ans. Ces messieurs doivent non seulement faire la différence sur la patinoire, mais leurs patrons attendent d’eux qu’ils élèvent les plus jeunes. Cette année, chez les Tigres de Victoriaville, ce rôle revient à Carl Marois et Marc Beckstead.
Un casier dans le vestiaire de l’équipe leur a été réservé pour qu’ils servent de modèles au futur de l’organisation, notamment les Pascal Laberge, Maxime Comtois, Guillaume Beck et Félix Lauzon. Ces derniers n’ont qu’à observer les vétérans. Ceux-ci leur transmettent les valeurs et l’identité des Félins.
« Ce sont deux bons mentors, deux gars en excellente condition physique. Les plus jeunes ont beaucoup à gagner s’ils regardent leur préparation d’avant-match et leur comportement exemplaire à l’extérieur de la patinoire », de dire Bruce Richardson, l’entraîneur-chef de la formation.
La fusée de Montmagny
Choix de cinquième ronde du Titan d’Acadie-Bathurst en 2011, Carl Marois, un produit des Commandeurs de Lévis, n’aura fait que passer dans les Maritimes: 35 joutes réparties en deux saisons avant d’être échangé à Victoriaville en janvier 2013. Depuis ce jour, il n’a jamais quitté les Félins.
En constante progression depuis l’âge de 18 ans, il frôle la moyenne d’un point par match cette année. Plus tôt cette saison, Richardson, a affirmé à Guy Huot, du site ParlonsJunior.com, que « Carl est le joueur le plus rapide de la Ligue. On veut de lui une implication constante. Par moment, c’est une Ferrari qui roule à 50 km/h… Nos attentes sont très élevées en ce qui le concerne. »
Carl Marois ne joue pas sur le premier trio et ne dispose pas de beaucoup de temps de jeu en avantage numérique, mais il ne s’en fait pas outre mesure. Il accepte son rôle, vante son patron.
« Ce qui faisait défaut dans son cas, c’était la constance, mais dernièrement, j’aime sa constance. Il est fort physiquement et sa vitesse est incroyable. C’est un gars drôle qui est respecté dans la chambre. Il a un sentiment d’appartenance fort à l’équipe. »
L’Ontarien en exil au Québec
Il y a quelques années, Marc Beckstead n’était pas destiné à évoluer dans la LHJMQ. Né à Morrisburg, chez nos amis ontariens, Beckstead avait percé l’alignement des Frontenacs de Kingston dans la OHL, en 2012-2013, à l’âge de 17 ans. Après une seule saison, ses services n’ont pas été retenus et les 19 autres équipes du circuit ont levé le nez sur l’ailier gauche.
Les Olympiques de Gatineau adorent intégrer des Ontariens à leur alignement pour ajouter de la profondeur. Ils ont donc donné la chance à Beckstead de se faire valoir. Il y restera deux saisons avant d’être impliqué dans une transaction à Victoriaville.
« On cherchait un joueur physique, qui amène de l’énergie et de la grit. Ce n’est pas toujours facile pour un Anglophone de s’adapter à notre ville, mais lui, il le fait très bien. »
Là-bas, c’est un rôle de troisième trio qui l’attendait, et il le savait. Des blessures ont forcé Richardson à l’utiliser dans le top 6 et devant le filet en avantage numérique. Il maintient la cadence en récoltant un point aux deux parties.
« Pour nous, c’est une belle surprise. Il a de bonnes habiletés. C’est un joueur de caractère. Parfois, il a du mal à gérer ses émotions et ça l’amène de l’autre bord de la ligne. La communication est alors la clé dans son cas, mais on veut qu’il continue à amener de l’énergie quand il embarque sur la patinoire. »
Le hockey n’est pas terminé pour eux
Aucun des deux n’appartient à une formation de la LNH. Toutefois, Bruce Richardson est persuadé que ses deux poulains pourraient faire le saut chez les professionnels en Amérique du Nord, en Europe, ou encore se tourner vers les rangs universitaires québécois. La troisième option semble la plus probable pour eux. « Beaucoup d’universités m’appellent pour s’informer à leur sujet. Pour l’instant, ils se concentrent sur les Tigres avant de passer à autre chose. »









































































