Un marathon qui échappe au Phoenix, la série est égale 2 à 2
À quelques secondes de devenir le plus long match de l’histoire du Phoenix de Sherbrooke avec 2 périodes de prolongation, l’équipe doit s’avouer vaincu et la série contre les Cataractes de Shawinigan est maintenant à égalité 2-2 de chaque côté.
Dans le vestiaire après la défaite de mardi, le mot d’ordre était clair pour Gilles Bouchard et sa troupe : rebondir dès le lendemain et offrir un bien meilleur début de rencontre. Le Phoenix était partout en première période, 24 heures plus tard, prenant rapidement les devants 2 à 0. Louis Alex Tremblay, d’un tir foudroyant et Thomas Rousseau d’une belle pièce de jeu se sont inscrits au pointage.
Mais après avoir réduit l’écart dans la série la veille, les Cataractes voulaient jouer les troubles-fête à nouveau. Et surtout, un seul scénario semblait envisageable pour les visiteurs, dans le cadre du match numéro quatre face aux Oiseaux.
L’emporter.
Le Phoenix a été la meilleure équipe sur la patinoire durant les premières quarante minutes et pourtant, les Cats sont restés dans le coup tout au long du match. C’est ça le hockey de séries. Un but chanceux, des pénalités et du momentum changeant.
Ce n’est pas l’intensité qui manque dans ce duel Shawinigan-Sherbrooke.
Shawinigan est parvenu à revenir de l’arrière non pas une, mais deux fois. Le match s’est décidé à la toute fin de la deuxième et dernière période de prolongation par une victoire de 5 à 4 des visiteurs. Kyan Labbé a fait face à 60 tirs au total.
D’ailleurs, l’entraîneur-chef des Cataractes n’a pas hésité de dire que les deux gardiens de chaque côté sont « de loin les deux meilleurs joueurs de cette série. »
Cette défaite est définitivement difficile à avaler pour le Phoenix, qui n’a toutefois jamais été déclassé: « Dans ma tête à moi, ça aurait vraiment pu être 5 à 1 pour nous après deux périodes. » a admis Gilles Bouchard après le match. « Il faut tourner la page rapidement. On s’en va à Shawinigan et on sait ce qu’on est capable de faire. » Par le passé, le Phoenix a démontré être capable de surmonter cette adversité: « Ce n’est pas comme si on s’attendait à toutes les gagner. Ça peut aller d’un bord comme de l’autre et on est zéro inquiet pour la suite. » a mentionné Florent Houle en point de presse après la partie.
Le match numéro cinq aura lieu en Mauricie vendredi et le Phoenix jouera une fois de plus devant ses partisans ce dimanche de Pâques. S’il y a un duel ultime, il aura lieu à Shawinigan le mardi 7 avril prochain.
Texte : Amélia McGuire












































































