Quand il était question de faire grandir le hockey, Wayne Gretzky était réellement « The Great One »
Par Will MacLaren
Wayne Gretzky se classe au 3e rang du Top 50 des joueurs des 50 dernières années de la LCH.
Des volumes entiers ont été écrits sur l’importance de Wayne Gretzky dans le monde du hockey. L’une des rares personnes à avoir complètement transformé ce sport, « The Great One » n’était pas seulement le meilleur joueur de son époque — et, selon plusieurs, de toutes les époques — il était aussi un véritable pionnier. Mais avant de populariser le hockey dans plusieurs nouveaux marchés à travers les États-Unis, Gretzky est devenu le premier véritable phénomène adolescent du hockey. Une partie importante de cette histoire s’est déroulée à Sault-Sainte-Marie.
Avant que Eric Lindros, Sidney Crosby ou Connor McDavid n’apparaissent sur les radars des amateurs de hockey dès leur préadolescence, il y avait le fils de Walter Gretzky, originaire de Brantford, en Ontario. La curiosité entourant ce jeune adolescent frêle qui idolâtrait Gordie Howe était déjà bien présente lorsqu’il est arrivé dans la OHA. D’abord, il y a eu un rappel d’urgence de trois matchs avec les Petes de Peterborough à l’âge de 15 ans. Puis, lors de la saison 1977-1978, le joueur de 16 ans a enfilé le chandail rouge et blanc des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie avec le numéro 99 dans le dos et a dévasté la ligue comme, eh bien, un véritable lévrier.
Soixante-dix buts et 182 points plus tard, sans oublier une moyenne de deux points par match en séries éliminatoires, même les amateurs occasionnels connaissaient désormais le nom Gretzky. Au cœur de l’une des saisons les plus explosives de l’histoire de la Ligue Canadienne de hockey se trouvait également un voyage à Montréal pour le Championnat mondial junior de hockey. Gretzky captivait les foules aussi habilement qu’il contrôlait la rondelle avec son bâton, véritable tornade sur patins malgré sa petite stature. Avec 17 points en seulement six matchs pour l’équipe canadienne médaillée de bronze, ce fut la première — mais loin d’être la dernière — fois que Gretzky brillait sur la plus grande scène.
Après son passage dans l’OHL, Gretzky a également contribué à populariser une autre tendance : accéder au hockey professionnel dès l’adolescence. À une époque où l’âge du repêchage était fixé à 20 ans, le jeune prodige a choisi de devenir professionnel dans l‘Association mondiale de hockey. À seulement 17 ans, Gretzky faisait déjà vibrer les filets — sinon les gradins — avec les Racers d’Indianapolis avant une transaction déterminante vers les Oilers d’Edmonton. Gretzky mènera les Oilers dans la LNH dès la saison suivante, en 1979 — ironiquement, seulement quatre mois après que la ligue eut abaissé l’âge du repêchage à 18 ans. À partir de ce moment, et pendant une grande partie des deux décennies suivantes, la meilleure ligue de hockey au monde est devenue le royaume de Wayne.
Ce ne sont pas seulement les nombreux records que Gretzky a établis et réécrits qui impressionnent, mais l’absurdité même de certains d’entre eux. Qui pourra un jour menacer ses 50 buts en 39 matchs? Ou ses 92 buts en une saison? Que dire de ses 215 points en une année ou de ses 2 857 points en saison régulière? Et ce n’est qu’une petite partie de ses exploits. Ajoutez à cela 10 trophées de meilleur pointeur, neuf trophées Hart et cinq coupes Stanley, et vous obtenez une carrière qui ne sera probablement jamais égalée par l’ampleur de ses accomplissements. Lorsqu’il a été élu au Temple de la renommée du hockey en 1999, la période d’attente obligatoire de trois ans a été annulée afin qu’il soit intronisé immédiatement. Deux mois plus tard, le numéro 99 était retiré à l’échelle de toute la Ligue nationale de hockey, devenant le seul numéro à recevoir un tel honneur.
Au niveau de la LCH, la présence de l’ancien Greyhound demeure toujours aussi forte. Le trophée Wayne-Gretzky est remis aux champions des séries de l’Association de l’Ouest de l’OHL. Le joueur par excellence des séries reçoit quant à lui le prix Wayne Gretzky « 99 ». Même s’il n’a disputé qu’un total de 80 matchs dans la LCH, l’influence de Wayne Gretzky continuera de se faire sentir dans les rangs juniors pour des générations à venir.

















































































