Espoirs de la LHJMQ chez le CH : Bienvenue chez les pros!
«Ça donne encore plus le goût de vivre ça!»
Les yeux de Maxim Massé brillaient lorsqu’il en parlait. Et pour cause : ce n’est pas tout le monde qui a la chance de visiter Pierre Houde et Marc Denis de RDS, diffuseur des matchs des Canadiens de Montréal en français, dans leur studio ; ou de piquer un brin de jasette avec les Cole Caufield et Joshua Roy.
Et encore moins de voir Martin St-Louis leur parler pendant plusieurs minutes, et de leur dire à quel point la LNH est un monde extrêmement compétitif.
Tous les espoirs de la LHJMQ pour le repêchage 2024 de la LNH invités au Centre Bell pour le match des Canadiens de Montréal contre les Sabres de Buffalo, mercredi soir, l’ont donc mentionné : non seulement l’expérience était excitante, mais il s’agit d’un excellent avant-goût, médiatiquement parlant, de ce qui les attendra dans les rangs professionnels.
«Je suis d’accord, c’est une très bonne préparation, a affirmé le défenseur des Eagles du Cap-Breton, Tomas Lavoie, classé 50e en Amérique du Nord dans la liste de mi-saison de la Centrale de recrutement de la LNH. C’est une journée très chargée, en raison des entrevues avec les médias, mais les joueurs de la LNH vivent ça sur une base quotidienne, toute la semaine. Ça aide beaucoup.»
Le défenseur de l’Océanic de Rimouski, Spencer Gill, a profité de l’expérience d’une autre façon. Il a pu échanger avec quelques membres de l’organisation des Canadiens. Le natif de Riverview, situé au Nouveau-Brunswick, a notamment jasé pendant quelques minutes avec le gardien Jake Allen, originaire de la même province.
«C’était plaisant de voir l’entraînement matinal du Tricolore, et de voir comment les médias travaillent, a expliqué le défenseur de la LHJMQ le mieux classé dans la liste de la Centrale, au 38e rang. Il y a eu beaucoup d’entrevues, j’ai parlé avec de nombreuses personnes. Ça m’aide grandement pour ma confiance.»
Les mêmes questions des journalistes…
Une autre belle préparation pour les espoirs admissibles au repêchage, indirectement, c’est d’accorder des entrevues aux très nombreux journalistes de la région montréalaise. Évidemment, lorsqu’un joueur parle à cinq ou six journalistes durant la même journée, il est possible que la même question revienne souvent.
Mais les joueurs de la LHJMQ présents durant la journée ont su s’adapter.
«Ça s’est bien passé, a mentionné le défenseur du Drakkar de Baie-Comeau, Alexis Bernier (69e dans la liste de la Centrale, NDLR). C’est certain que parfois, les mêmes questions reviennent, tu dois changer un peu ta version. En même temps, je regarde comment je suis comme personne, et tu ne peux pas trop changer non plus.»
«C’est stimulant, a ajouté Lavoie. C’est plaisant à faire. Oui, tu dis les mêmes affaires, mais il reste que nous travaillons tous pour la même chose.»
Massé, lui, a trouvé une autre technique… qui, en fait, est une excellente qualité dans n’importe quelle situation.
«C’est sûr que ça peut devenir répétitif, mais ce n’est pas si mal que ça, a dit l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi. Je pense que l’important est de bien écouter la question, et de ne pas passer à côté de trop de détails. Mais aussitôt que ça se passe bien et que ça se met à couler, ça se passe bien.»
Anglophone dans un milieu francophone
Contrairement aux quatre autres joueurs invités à cette journée au Centre Bell, Gill est un joueur qui a l’anglais comme langue maternelle. Il se débrouille bien dans la langue de Molière (mieux qu’il le dit), mais accorder de multiples entrevues à des médias francophones aurait pu être un obstacle.
Mais au contraire, le défenseur de l’Océanic a apprécié ce défi.
«C’était un contexte un peu différent pour moi, au niveau des réponses. En même temps, les mêmes questions revenaient souvent, ce qui a fait en sorte que ça a été correct. Plusieurs personnes m’ont enseigné le français au cours des dernières années. C’est bien de pouvoir finalement pratiquer tout ça.»
















































































